Comment en suis-je arrivé là ? Cette question, je me la repose sans cesse depuis près de 5 longues années passées entre ces murs, vivant dans un manoir digne d'un grand seigneur, entre les vins, l'argenterie et le coffre rempli d'or. Comment de simple fils de paysan suis-je passé de la classe paysanne à celle de Guerrier, puis à celle de noble seigneur ? Oui, je me repose souvent la même question, sans trouver la réponse. Pourtant, ma vie n'a été que misère et malheur. Du moins, le début de ma vie.
Je suis né à un certain âge, dans un petit village aujourd'hui disparu depuis des années, appelé Weye, dans les environs d'Eldarion, la Capitale de notre cher Empereur. Mon père était un bon bûcheron, et ma mère une bonne pêcheuse. J'eu 3 frères, les aînés de la famille. Nous vécûment heureux lorsque nos parents décèdèrent. J'avais à peine 20 ans, et ne connaissait aucun métier. Mes frères avaient la maîtrise des armes, mais seul Jacob, l'aîné, pratiquait le métier de forgeron, qui rapportait pas mal. Mes 2 autres frères et moi essayions de faire quelque chose pour entretenir la maison et la famille. La moindre contribution était utile à l'époque. Ma vie était alors devenu un enfer lorsque le village fut attaqué par des Brigands sanguinaires sans scrupules qui mirent le village à sac. Ils pillèrent, brûlèrent les maisons, tuèrent ses occupants. Mes frères se sont battus avec bravoure, mais ils succombèrent sous le nombre, après avoir tué quelques Brigands. Par un pur hasard, ils m'épargnèrent, sans doute ne m'avaient-ils pas vu. Je restais donc dans mon coin, jusqu'à ce que le calme revint. Sortant de la maison, je vis avec horreur que le village partait en fumée. Rien ne me rattachait plus ici. Je fis alors le tour des maisons, pris ce qui pouvait m'être utile, ce que je pouvais vendre. Dans notre maison, je pris la petite fortune que mes frères et moi gardions, ainsi que des vêtements, des ustensiles et de la nourriture.. De mes frères je pris les épées et les vêtements. Ainsi chargé, je pris la direction de la Capitale. Les soldats de la Légion impériale étaient là. Avant qu'ils ne m'emmènent en sécurité à Eldarion, je pu récupérer les biens des Brigands morts.
La cité impériale était immense, tellement grande avec ses marchés, ses auberges et ses hôtels luxueux, tellement belle avec ses colonnes elfiques et barbares, ses jardins, son palais. Dès qu'on fut arrivé à la Capitale, les soldats me laissèrent me débrouiller. D'abord, je vendis l'équipement récupéré sur les Brigands, puis, avec la petite fortune que j'avais ramasé, m'achetais ce donc j'avais besoin pour vivre. Je me surpris même à mendier mon pain. Mais le mendiage n'était pas la meilleur solution. Il me fallais un travail. Selon les rumeurs, la Guilde des Guerriers recrutaient à nouveau. Revendant les autres objets inutilent (donc des fourchettes, des assiettes et des coupes), je me dirigeais vers le royaume de Bérios. Autant que je me souvienne, il existait, et existe encore, 1o Guildes des Guerriers dans tout l'Empire, installés dans les capitales des différents royaumes, mais les 3 grandes Guildes se situaient, si ma mémoire est bonne, à Karigaldy, dans le royaume de Bérios, à Slimos, dans le royaume de Bâle, et à Harkar, dans le royaume d'Harkador, mais comme la capitale du royaume de Bérios était la plus proche, je me rendis donc à Karigaldy.
Une fois arrivé au monastère d'Ayatola, le frère Kaligula, qui fut le responsable du monastère à l'époque, m'accueillit avec bonheur. Non seulement il m'accueillit avec joie, mais il m'apprit que nous étions cousins. J'étais au comble de la joie. Il avait sans doute entendu les nouvelles concernant Weye et il fit tout ce qu'il pouvait pour que je sois bien chez-moi. Je ne quittais le monastère que le lendemain et me rendis à la Guilde des Guerriers. Mais Vernon Vorinus, le maître de la Guilde, ne pu m'accepter, car je n'étais pas expérimenté dans le maniement des armes. Déçu, je repartis vers le monastère. Après avoir expliqué la situation à Kaligula, le cousin m'enseigna le maniement des armes, car il faisait partie, autrefois, d'un ordre de chevaliers qui oeuvrait pour le bien de l'Empire, et qui avait été dissout par l'Empereur. Lorsqu'il eu fini de m'apprendre ses bottes, je quittais le monastère, promettant de revenir.
Je passais devant une tour en ruines, et je décidais d'y pénétrer, pour prouver mon courage, et mettre à l'épreuve ce que j'ai apprit avec le frère Kaligula. J'en ressortis victorieux. De retour à Eldarion, je revendis les objets trouvés pour une bonne petite fortune. Mais pour obtenir plus d'argent et devenir un féroce Guerrier pour être membre de la Guilde, j'allais faire faire une chose terrible, une chose que mes parents n'auraient pas apprécié et donc je savais que ça allait me coûter la vie: j'allais devenir un combattant de l'Arène. Je me présentais donc à Geoff Viran, le maître de l'Arène. Il accepta de me prendre comme combattant, mais me prevint que je pouvait y laisser la vie. Mon premier combat débuta au rang de Combattant, et m'opposa à un Elfe Noir qui maniait trop bien le tir à l'arc. Ma surprise est de le vaincre facilement. Revenant vers Geoff, je reçus ma récompense, près de 50 pièces d'or. Et je recommençais à chaque fois. Au bout de ma 3e victoire, je reçus 100 pièces d'or et le rang de Soldat. L'Empereur adorait les combats de l'Arène. Chaque jour, il allait à l'Arène parier sur un combattant au hasard, et encourageait souvent ses hommes à se battre pour la gloire et l'honneur. A l'époque, j'avais beaucoup de popularité et j'avais rapidement atteint le rang de Myrmiddon, de Gladiateur et de Guerrier. L'Empereur pariait souvent sur moi. Il avait raison car je lui fis gagner des sommes considérables. Au stade où je faisais avancer les choses, je passais rapidement les étapes et je me retrouvais propulsé au rang de Champion. Je n'avais pas encore gagné la partie, car je devais encore vaincre le Grand Champion de l'Arène, un Barbare du nom de Fenrir, un beau parleur et barraqué. Ses muscles et ses armes ne l'empêchèrent pas de se faire tuer et je le remplaçais comme Grand Champion de l'Arène. J'allais donc, à ce moment-là, combattre chaque semaine des créatures plus coriaces les unes que les autres et me ramasser un max de pognon.
Dès ce moment-là, je pouvais entrer dans la Guilde des Guerriers. J'étais tellement efficace à chaque mission qu'on me confiait que je gravissais les echellons assez rapidement. Finalement, je devins le grand Maître de la Guilde. Entre-temps, j'allais quand même visiter deux ou trois donjons, me farcir un ou deux Gobelins et même massacrer des Brigands sur la route. Je fis partie de certains ordres de chevalerie, comme l'Ordre du Dragon, la Garde personnelle de l'Empereur, l'Ordre de Saint-Chrésus ou encore les chevaliers de Saint-Germe. En résumé, ma vie n'aura été que combats et batailles pour la gloire l'Empire mais aussi de la mienne. Toute ma vie, je n'ai fait que me battre, voyager à travers l'Empire, visiter le moindre de ses coins perdus, bref, j'étais un grand aventurier.
A la fin, me sentant fatigué de ces longs voyages, je m'établis à la Capitale, dans un manoir luxueux, passant le reste de ma vie à compter ma richesse et à conter mes aventures à quiconque voudrait les entendre.
Ainsi je peux résumer ma vie aujourd'hui. A présent, je peux vivre en paix jusqu'à la fin de mes jours. Mais la question, la question donc je me pose encore ? Je pense avoir la réponse, mais je ne vous la dirai pas, NA !
Aldérik Rasengùld,
comte de Rasengùld,
1er du nom,